« Direct-Citoyen » : quand l’UMP oublie les règles de bases du Marketing Digital
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« Direct-Citoyen » : quand l’UMP oublie les règles de bases du Marketing Digital

Sur internet, tout le monde a déjà entendu parler du web squatting. Cette pratique consiste à acheter des noms de domaines dans l’espoir de pouvoir le valoriser par la suite. Lorsque des événements naissent, c’est parfois la course pour acquérir ces noms qui pourront valoir beaucoup, à la revente, ou en trafic.

Quand on ne subit pas un événement mais qu’on le crée, on évite évidemment cette contrainte : on réserve les noms avant d’en parler. Ce mécanisme élémentaire a donc été oublié par l’UMP au lancement de http://directcitoyen.fr/ car si le nom de domaine www a bien été acheté, ce n’est pas le cas des équivalents sur les stores d’applis mobiles. Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour Arsène Huot, (en charge des dev mobiles de Dizzit) pour mettre en production une appli qu’il avait dans la tête depuis un moment: une app de sondage par un jeu de Battle entre personnalités politiques, sous le fameux nom de « Direct Citoyen ». C’est bien fait, c’est réussi, c’est addictif, et l’UMP se charge du marketing !

La presse ne manque pas d’en parler : iPhoneSoft et Clubic

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Diplômé de l'Ecole Normale Supérieure, et titulaire d'un doctorat en Sciences de l'ingénieur, Thibaud Debaecker a commencé sa carrière comme Ingénieur dans le groupe Safran, avant de co-fonder Dizzit.co dont il est CEO. Il travaille aussi avec Perfluence comme Product Marketing Manager. Premier utilisateur du concept de NanoCRM en 2014, le croisement du Contact Management et du web 2.0, c'est ça son truc !

3 thoughts on “« Direct-Citoyen » : quand l’UMP oublie les règles de bases du Marketing Digital

  1. Votre équipe m’a l’air bien mal informée/conseillée. Vous pourriez avoir enregistré la marque il y a 10 ans, l’avoir lancée avant l’UMP, la jurisprudence actuelle donnerait raison à l’UMP sans même l’existence de votre blog post qui vous accable.

    En d’autres mots, c’est pas vraiment l’UMP qui se charge du marketing… mais Dizzit qui se charge du financement de l’UMP…

    ==============

    Cour de Cassation, Chambre criminelle, 4 décembre 2012.
    Pour illustrer davantage la notoriété d’une marque, prenons l’exemple de l’arrêt de la Cour de Cassation en date du 4 décembre 2012 :

    Faits.
    Une personne avait déposé le 8 mars 2006 la marque Post’Mobile à l’INPI dans les classes 9, 38 et 41 (appareils et instruments scientifiques, télécommunications…).
    Le 15 mai 2009, l’établissement public national La Poste a déposé les marques La Poste mobile et La Poste mobiles pour des offres de téléphonie mobile, dans des classes similaires.
    Les deux marques proposent alors des prestations identiques : des ventes de téléphones mobiles ainsi que des forfaits.

    La décision de la Cour d’appel.
    La Cour d’appel rejette la demande du titulaire de la marque Post’ Mobile.
    Elle considère que même s’il y a une ressemblance phonétique, elle est insuffisante à créer la confusion.
    De plus, les marques déposées par La Poste sont utilisées avec son logo propre, qu’il y a une différente typographie, et que leur visuel d’ensemble ne présente pas de similitude ou de ressemblance avec les marques Post’ Mobile.
    Elle souligne également que les termes « La Poste » jouissent d’une notoriété exceptionnelle et d’une antériorité aux marques déposées par Post’ Mobile.

    L’arrêt de la Cour de Cassation.
    La Cour de Cassation rejette le pourvoi fait par le titulaire de la marque Post’ Mobile.
    La Cour d’appel a justifié sa décision en procédant à l’appréciation globale du risque de confusion.
    La Cour de Cassation est indifférente dans cet arrêt à la similarité des produits ou services désignés par les marques. Si la Cour d’appel a apprécié globalement le risque de confusion, peu importe qu’il y ait une similarité des produits et services.

    C’est le risque de confusion qui est ici mis en avant par la Cour de Cassation pour rechercher s’il y a contrefaçon de la marque ou non.

  2. Merci Julien pour ce commentaire intéressant, même si la jurisprudence que tu proposes ne me parait pas trop adaptée…

    Ce post ne se place pas sur le terrain du droit, mais sur l’impact du point de vue Marketing Digital, comme son titre l’indique. Ce type de stratégies ne vont jamais jusqu’au procès, donc la question de savoir qui gagnerait, à terme, n’est pas vraiment d’actualité. D’ailleurs, les noms de domaines des apps seront libérés sous peu :-)

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